Compte rendu des A.G du 18 février 2018

lundi 11 mars 2019
par  Snes Mayotte
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Sur l’ensemble des établissements de l’île, seuls deux chefs d’établissement ont donné un avis défavorable (pas toujours respecté) a la tenue de cette A.G.

Suite à l’appel de l’intersyndicale, retrouvez ci-dessous les problèmes soulevés par quelques A.G qui se sont tenues le 18 février dans l’ensemble du département.
Comptes-rendus de nos secrétaires d’établissement :

Collège Mariama Salim de Sada

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Collège Mariama Salim de Sada (version imprimable)

Sont essentiellement présents des syndiqués du SNES, de la CGT et du Sneeta. HMIS de 11h à 12h.
1) Collège : établissement surchargé, Informatique/réseau peu performant (outil, matériel), locaux sans équipement, DHG en Baisse, vraiment un établissement en REP ?, pas de cantine, pas de permanence…
2) Mayotte :
- NLNS=langue française : pas aux enseignants de toujours adapter, modifier… (investir UPE2A,ULIS, FLS… AVS, support humain en classe, investir dans des classes de remise à niveau),
- Formation : réelle formation initiale des contractuels, réelle offre de formation au PAF (inscription, validation, date et heure communiquée), formation de tous sur l’enseignement à Mayotte sur le temps de travail,
- Rectorat inefficace, peu de contacts fiables, peu de réponses, perte de pièces/dossiers…
- Abrogation décret 96,
- Les enseignants respectent la « loi », mais l’Etat ? et le vice-rectorat ? (ISG 2012/2013, néo-tits, IRPL, établissements aux normes !, conditions de travail des élèves irrespectueuses et deux fois moindre comparées à la métropole…
3) National :
- 10% de perte du pouvoir d’achat en 10 ans (gel du point d’indice…),
- Revaloriser les salaires sans devoir faire des heures supplémentaires,
- Enseignants les plus mal payés d’Europe et de l’OCDE.


Modalités d’actions envisagées :


-  Grève de la notation ; Expert ou 20/20,
-  Grève du zèle (réunion, projet, parcours…),
-  Présence/blocage devant le vice-rectorat sur une longue durée,
-  Mobilisation les week-ends.


LPO de Mamoudzou nord

Sur la dotation horaire initial pour les lycées.
Mamoudzou Nord est le lycée qui aura le plus d’élèves.

Pourtant Bamana a 7 divisions de plus que Mamoudzou Nord (71 contre 64)
De même, il y aura quatre centaines d’élèves de plus à Mamoudzou Nord qu’à Petite Terre, pourtant, il n’y aura que deux divisions de plus.

En HP, Mamoudzou Nord a 230 heures de moins que Bamana.

Y a-t-il une raison pour que le lycée Mamoudzou Nord soit aussi mal doté quant au nombre d’élèves prévus comparé à d’autres établissements, en particulier Bamana (section spécifiques qui demandent des divisions à effectif réduit ou autres) ?


LPO de Tsararano

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LPO de Tsararano (version imprimable)

Remarques générales :

- La réunion s’est tenue en salle des professeurs,
- Les présents étaient peu nombreux, la demande d’HIS a été rejetée par le Proviseur le 12/02 qui proposait de la décaler en fin de journée (15.30-16.30). Ce refus a amorcé une série d’échanges de mails entre le Proviseur du LPO Dembéni et les représentants du SNES-FSU. En fin de semaine, le Proviseur n’avait pas changé de position. Les collègues qui devaient déposer leur demande 48 heures à l’avance pour assister à l’HIS n’ont pas su sur quel pied danser et, finalement, les collègues présents ce jour avaient tous en commun de n’être pas en service entre 11.20 et 12.20. Nous avons pu nous réunir et tenir l’horaire, mais l’assistance aurait certainement été plus importante si le Proviseur avait accepté la demande d’HIS.
- Durée de la réunion : la réunion a duré une heure, les collègues se sont ensuite dispersés pour manger.

Les points abordés au cours de la réunion ont essentiellement concernés la réforme, notamment le caractère incertain de la DGH (présentée en Conseil Pédagogique le 12/02) et de ses implications sur les différents services (horaires, postes, organisation des co-enseignements).

1- Sur la DGH : Les enseignants se plaignent que les documents soient livrés trop tard, alors qu’ils devraient l’être très en amont des réunions pour permettre une préparation suffisante des équipes. En lycée professionnel, les calculs sont jugés "occultes" par les collègues qui contestent que les informations officielles correspondent à leur lecture de la DGH. Une lecture/explication détaillée, par matière, serait souhaitable, selon certains collègues.

2- Réforme du lycée, son impact sur les services : les collègues s’inquiètent que les réductions d’horaires dans certaines discipline n’entraînent la suppression de certains postes. Ces pertes sont encore difficiles à évaluer. / Sous la même rubrique : l’imposition des deux heures supplémentaires est ressentie comme un stratagème visant à limiter drastiquement la création de nouveaux postes dans un contexte de pénurie des moyens humains.

3- La réforme du lycée, son principe : Le principe de la réforme est contesté, comme son honnêteté : la modularité est mise en avant, la liberté du lycéen face à la proposition d’enseignements. Mais cette modularité n’est pas compatible avec la rigidité des structures : qu’il s’agisse des établissement - de leurs équipements, de leur capacité d’accueil - ou de la ressource humaine.

4- Proposition de : Refuser la DGH en CA afin que les coordonnateurs des disciplines aient le temps d’étudier plus finement les conséquences en termes de réduction d’horaires et de postes afin d’en informer leurs équipes, ainsi que sur les modalités de l’organisation des disciplines (notamment les nouvelles "spécialités" dont l’organisation des co-enseignements - bien-fondé de ces enseignements, répartition des heures entre collègues, effectifs des groupes- est, à ce jour, encore opaque)

5- Pour finir, certaines voix ont souhaité élargir les débat en les ouvrant aux questions d’attractivité et de menaces sur l’indexation. Elles n’ont pas suscité l’attention ou l’inquiétude des collègues. Concernant les menaces sur l’indexation, elle a même été jugée "impossible" par certains.


Collège de M’tsamboro

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• LES SUJETS ABORDÉS :

- La faible mobilisation et le manque d’information sur les réformes à venir :
Certains collègues font grève mais peu vont manifester et peu sont syndiqués. Les causes mises en évidence sont la méfiance des contractuels, la lassitude voire le fatalisme face à la situation de l’éducation à Mayotte, et donc le sentiment d’impuissance face aux combats à mener... D’une manière générale, les collègues ne sont pas informés de leurs droits ni des réformes en cours (« Ecole de la confiance » et réforme de la Fonction Publique).

- La surpopulation scolaire et ses conséquences sur la santé physique et mentale :
A M’Tsamboro, il y a environ 1300 élèves alors que le collège était prévu à l’origine pour la moitié ! Il n’y a pas assez de salles, pas assez de toilettes, pas assez de CPE ni de surveillants... Les classes sont surchargées alors que le collège est classé en REP +. Ces manquements influent sur l’hygiène (les toilettes sont souvent sales et bondées ce qui oblige certains élèves à ne pas y aller) et la santé. Le niveau de bruit à certaines heures est insupportable et augmente la fatigue, tout comme la chaleur dans les salles presque non ventilées.

- Les professeurs croulent sous les heures supplémentaires (certains professeurs ont 23h de cours par semaine, voire plus).

- Le manque d’efficacité des modalités d’action choisies jusqu’à présent :
Les récentes manifestations ont manqué d’organisation et de structuration. Leur lieu est décourageant pour certains (pour ceux qui viennent du nord de l’île il faut partir 2h en avance pour éviter les embouteillages). La grève a globalement été peu suivie.

• LES ACTIONS À MENER :

- Mettre en place dans les établissements un cahier de doléances (anonyme) à disposition de tout le monde (professeurs, agents, élèves, ...).

- Prendre rendez-vous avec les chefs d’établissement pour leur faire remonter ce qui ne va pas (à partir du cahier de doléances par exemple) pour obtenir des réponses immédiates sur certaines problématiques locales. Présenter en CA une motion sur ce qui n’aura pas obtenu une réponse satisfaisante. Convoquer un CA extraordinaire sur les questions de surpopulation, d’encadrement, d’hygiène, etc., dans chaque établissement (CA qui aurait lieu au même moment sur toute l’île, à la manière de cette présente AG).

- Résumer simplement les textes de lois à venir et les afficher en salle des professeurs afin de pouvoir informer au mieux toutes les personnes concernées. Comparer les textes de lois avec ce qui se fait en réalité dans l’établissement et en faire des affiches.

- Informer, mobiliser et regrouper l’ensemble de la communauté éducative autour de revendications communes : tracts, heures d’info syndicales, augmentation de la syndicalisation, prendre contact avec les représentants des parents d’élèves au CA.

- Mieux s’organiser en manifestation :
Créer des slogans accrocheurs communs, créer un corps musical entraînant et rassembleur composé de vrais instruments. Définir la marche à suivre et un itinéraire clair distribués au préalable à tous les concernés, ceci afin d’éviter tout sentiment de confusion lors de l’évènement.

- Changer les lieux et modalités de manifestation : se rassembler aux inspections académiques, tracter à des points stratégiques de l’île comme à Dzoumogné par exemple au Nord, organiser des "Marches pour l’éducation" qui convergeraient en un point précis (VR)...

- Utiliser les réseaux sociaux pour faire connaître la situation et notre ras-le-bol sous des mots-clés comme #StopMéprisMayotte, "Sauvons Mayotte", #balancetonbahut.


Alerte rouge : Lisez ou relisez l’article sur les dangers du projet de loi sur la Fonction Publique.



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