Crise de l’eau, tuberculose et action du SNES

jeudi 9 février 2017
par  Snes Mayotte
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Cris hydrique : comment continuer dans de telles conditions ?
Tuberculose : enfin la transparence !
Le SNES est présent sur tous les terrains. Dés lors qu’il s’engage sur une revendication, son action déterminée finit par produire des résultats.

Crise hydrique :

Nous avons envoyé un message hier plus spécifiquement destiné aux établissements du sud. Le débrayage qui a eu lieu hier à la SEP de Chirongui prouve, s’il en était besoin que la situation de pénurie d’eau prend des proportions pour le moins préoccupante ! Cette section professionnelle se retrouve sans eau pendant plusieurs heures en début de journée en raison de citernes non remplies ce qui crée des problèmes d’hygiène, les toilettes ne fonctionnant plus normalement. De plus, les bouteilles d’eau ne sont plus fournies aux personnels. Cette situation est inacceptable et appelle une réponse forte de la part des collègues qui sont soumis à un tel traitement. Les leçons de morale d’un proviseur, dont le seul objectif est de poursuivre coûte que coûte les enseignements, quelles que soient les conditions, sont parfaitement déplacées.

Le SNES avait fait voter une délibération au CHSCT de novembre pour une visite de tout le site de Chirongui. Elle n’a jamais eu lieu alors que le vote de cette délibération a valeur contraignante. Nous y reviendrons au CHSCT prévu le 13 février avec l’objectif de trouver des aménagements des conditions de travail alors que vous êtes durement éprouvés par les coupures d’eau. Afin de préparer cette réunion du CHSCT, nous attendons d’autres réactions de votre part, voire des suggestions. Pour le moment, seul Chirongui a réagi.

Le SNES est intervenu dans les médias sur cette situation et le refera autant que nécessaire. Nous sommes conscients de la gravité de la situation et vous demandons autant que possible d’organiser des réactions collectives fondées sur l’avis des collègues : heures d’information syndicale, assemblées générales voire préavis de grève en fonction du contexte.

Tuberculose  :

Le SNES est intervenu dimanche auprès de la VR après avoir appris l’existence d’un cas au collège de Dzoumogné par notre collègue s1 de l’établissement très mobilisée sur le sujet. Nous avons demandé dés dimanche 5 février par courrier à la VR la mise en place d’une information sanitaire auprès des personnels ainsi que l’ouverture à tous ceux qui le souhaitent de possibilités de dépistage. Suite à l’absence de réponse satisfaisante du VR, nous avons décidé d’une intervention médiatique dés lundi matin 6 février ( communiqué ayant comme conséquence deux passages télé un sur Mayotte première au journal du 6 février et l’autre sur Kwezi). Si toute la presse (et même un autre syndicat...) se sont emparés du thème de la tuberculose, c’est bien grâce à l’intervention du SNES avec l’aide du secrétaire du CHSCT ( SNUIpp) dés dimanche 5 février auprès du Vice-rectorat puis dans l’espace médiatique ! Et c’est tant mieux pour l’intérêt général !

Dans la foulée, hier, les médias ont révélé l’existence d’un cas au lycée de Sada et une réunion d’information sur la pathologie de la tuberculose animée par les personnels de santé du CLAT ( centre de lutte anti tuberculeux) et du Vice-rectorat a eu lieu ce matin même pendant deux heures à Sada ! Lundi, les membres du CHSCT demanderont la transmission de toutes les informations médicales obtenues par le médecin de prévention et ce conformément à la règlementation.

Attractivité : une avancée due à la lutte

Cette succession de crise démontre toute l’actualité de nos revendications sur l’attractivité. Pour rappel, le nombre de postes d’enseignants augmente à la rentrée prochaine mais la crise de recrutement est telle que le Vice-Rectorat a d’ores et déjà lancé une campagne de recrutement de contractuels.
Le SNES a des revendications précises en matière d’attractivité notamment pour les néo-titulaires :

  • suppression de la durée de service nécessaire à l’obtention de l’IFCR,
  • classement des IE en revenus exceptionnels et
  • accélération de carrière pour les personnels en poste à Mayotte, ce à quoi il faut ajouter
  • l’ouverture dés maintenant et comme prévu ( premier trimestre 2017) des négociations sur la clause de revoyure afin de porter l’indexation à 1,53.

NOUVEAU

Grâce à la lutte déterminée et incessante du SNES sur ce thème, les arrivants de 2016 ont aujourd’hui droit à une IFCR à 100 % ! Ils seront progressivement payés des 20 % manquant par rapport à ce qui leur a été versé initialement. Nous en avons confirmation sur plusieurs académies. Bien sur pour les arrivants et partants à venir, les 100% d’IFCR sont acquis. N’hésitez pas à prendre contact avec nous à ce sujet.