LIVRET D'INFORMATION A L'USAGE

DES CANDIDATS A UN POSTE A MAYOTTE


On nous a parfois reproché que l’ancien livret d’accueil du SNES Mayotte dépeignait un portrait négatif de Mayotte.
Notre mission n’est pas de vendre la destination Mayotte, les agences touristiques sont là pour cela. Dans ce cas, il est possible de visiter les sites du Comité du Tourisme, Baobab Tour, Mayotte découvertes…

La liberté de parole dont nous disposons nous permettra de décrire une réalité contrastée, derrière les belles images de cocotiers et de lagon.

Certains collègues ne retiennent de Mayotte que l’image de carte postale, et c’est tant mieux. D’autres sont frappés par la saleté omniprésente à Mamoudzou, par les bidonvilles de Kawéni ou des hauteurs de Cavani, ils ne supportent pas de vivre sur une île où les structures sanitaires sont loin d’être à la hauteur de la métropole (pas d’Irm, pas de service de cardiologie…). Certains apprécient la chaleur des gens, d’autres se sentent en insécurité devant le nombre croissant de cambriolages et devant les cas d’agression…

Bien qu’apparaissant dans SIAM, Mayotte n’est pas une académie.

Ce sont ces particularités qui nous valent un statut spécifique de « mise à disposition du préfet ».
Vous avez le droit d’être renseigné de manière objective avant de « cliquer » sur Mayotte dans Siam.

Un séjour à Mayotte qui se passe mal ?
Selon « Vice Rectorat Voyages » , et selon d’autres syndicats irresponsables cela n’existe pas .
Quant à la réalité…Vous devez savoir qu’une dizaine de collègues quittent l’île au bout de la première semaine et que les services sociaux du Vice-Rectorat soutiennent à bout de bras une cinquantaine de collègues en situation difficile. Il s’agit souvent de personnes isolées, de collègues ayant fui les difficultés de la métropole et qui se font rattraper par elles à Mayotte.

Si vous êtes fragilisé psychologiquement, les tropiques n’arrangeront rien !
Si vous ou vos enfants avez besoin de soins médicaux, renseignez-vous bien…

Par exemple, il n’y a pas de structure d’accueil des enfants handicapés, le climat est déconseillé pour les personnes souffrant de maladies respiratoires car trop chaud et humide...

Ce n’est pas pour rien qu’une visite médicale est demandée pour venir à Mayotte,  il vaut mieux être en bonne santé pour vivre dans l’île.

 

SNES/FSU Mayotte, novembre 2007



SOMMAIRE



I - Enseigner à Mayotte


1.1 - Les conditions d’enseignement
1.2 - Le projet pédagogique du SNES Mayotte
1.3 - Se syndiquer au SNES


II - Vivre à Mayotte


2.1 - Le climat de Mayotte 
2.2 - Ravitaillement et prix
2.3 - Où habiter ? Trouver un logement
2.4 - Scolariser ses enfants
2.5 - La sécurité sociale 
2.6 - La situation sociale à Mayotte


III - Les mutations intra


3.1 - Les particularités de l’intra à Mayotte
3.2 - Vos voeux


IV - Préparer votre départ


4.1 - Votre déménagement
4.2 - Les démarches
4.3 - Le décret de 1996
4.4 - L’installation


V - Annexes


5.1 - Histoire et population de Mayotte,
5.2 - Bureau Académique du SNES,
5.3 - Liste des S1,
5.4 - Bulletin d’adhésion.


I- Enseigner à Mayotte


1.1) Les conditions d’enseignement


Du point de vue matériel, les classes sont peu dotées. Les conditions de travail sont difficiles : chaleur, bruit… Les élèves sont souvent fatigués car ils se lèvent très tôt.
Leur niveau dans le secondaire est d’une faiblesse préoccupante aux différentes évaluations et aux examens.

La cause principale de cet état de fait est une mauvaise maîtrise de la langue française qui n’est pas la langue maternelle des petits mahorais. A la maison ils parlent le shi-mahorais ou le kibushi (malgache de mayotte).

Nous regrettons que l’enseignement primaire se trouve un état de délabrement avancé :
            - les instituteurs recrutés dans les années 80 avec un niveau inférieur au brevet sont maintenant dépassés par les exigences du métier…
- du point de vue du matériel, les classes sont peu dotées et les locaux sont souvent délabrés.

En dépit de ces faiblesses de niveau, enseigner à Mayotte est une expérience très enrichissante. Les élèves sont souvent très attachants et l’ampleur de la tâche à accomplir donnent toute ses lettres de noblesse au métier de professeur.
Espérons que la modernisation de l’île n’ira pas de pair avec une dégradation de la relation enseignant/élève, comme cela semble être le cas dans certains établissements.

 

1.2) Le projet pédagogique du SNES

Notre projet éducatif pour Mayotte, adopté lors de notre dernier congrès  repose sur notre analyse de la situation locale : nous ne pouvons nous satisfaire d’un système éducatif avec des résultats aussi faibles aux différentes évaluations. Nous sommes consternés par le taux de réussite des bacheliers mahorais dans les études supérieures (6% des jeunes obtiennent un niveau bac+2 au bout de trois ans).

- Le cycle d’entrée en collège nous semble primordial. Nous pensons qu’il faut s’appuyer sur la compétence d’enseignants de FLE (français langue étrangère), quitte à créer des postes à profil. Devant les lacunes que présentent une importante proportion d’élèves qui entrent au collège, il semblerait intéressant de créer des classes de pré-sixièmes.

- L’adaptation des programmes. Il s’agit d’un grand chantier qui doit partir de la base. Adapter doit permettre de s’adapter aux réalités locales. Nous considérons cependant qu’on doit garder comme objectif final les examens nationaux.

- L’entrée au Lycée  doit elle aussi tenir compte du niveau d’entrée des élèves. Un système de présecondes nous semble adapté.

De manière globale, nous pensons que l’enseignement à Mayotte devrait se rapprocher des structures de type ZEP.
C’est exactement le contraire qui est en train de ce passer, les classes à moyens spécifiques sont supprimées unes à unes. Des exemples ? A Dzoumogné, suppression par le vice-rectorat des 6e et 5e de consolidation et de remédiation  ainsi que des 4e et 3e d’insertion. Au Lycée de Sada, suppression de la seconde de remédiation.

- Le gonflage artificiel des résultats aux examens doit être abandonné. Il n’est source que de désillusions pour les élèves et pour leur famille. Pour éviter le recours à cet expédient, la politique d’orientation dans l’île doit être plus réaliste et plus ambitieuse en terme de diversité des filières professionnelles.

- La structure éducative des Lycées nous semble déséquilibrée, avec un poids disproportionné  de la filière STG (plus d’un élève de Lycée sur deux !). La filière technologique tertiaire ne saurait palier à un enseignement professionnel peu diversifié.
 Pour ce qui est de l’enseignement professionnel, les filières commerciales, secrétariat et comptabilité accueillent la majorité des élèves (est-ce à cause de leur faible coût ?).

Une forte proportion de jeunes entrent en seconde générale parce qu’ils n’ont pas obtenu une place en BEP! C’est inacceptable.


1.3) Se syndiquer au SNES

Avec plus de 400 syndiqués et les 2/3 des voix lors des dernières élections paritaires, le SNES est de loin la force syndicale la plus puissante et la plus revendicative de l’île.
Nous sommes profondément attachés à la défense individuelle et collective des collègues.

Vu l’éloignement de la métropole, cette défense passe par un rapport de force au niveau local.

Lors des années passées nous avons activement lutté

  1. contre l’arbitraire rectoral, notamment au niveau des cas de non renouvellement de collègues au bout de 2 ans
  2. pour le maintien du congé administratif
  3. pour une politique éducative plus ambitieuse dans l’île
  4. pour un système d’inspections tenant compte des particularités locales

En outre, nous sommes le seul syndicat de l’île capable de contrôler la régularité des opérations de mutation et de promotion lors des différentes commissions paritaires.

Défendez vos intérêts !
Défendez la profession !
Syndiquez vous au SNES.

 


II - Vivre à Mayotte


2.1) Le climat de Mayotte 

Pour ceux qui ont déjà habité ou voyagé outre-mer, pas de comparaison possible avec la Réunion ou les Antilles.
Le climat de Mayotte est tropical humide, seul point de repère en Dom : la Guyane.

La saison humide (de Novembre à Avril) est marquée par des températures dépassant les 30°, et surtout un taux d’humidité de l’ordre de 90%, d’où une moiteur difficile à supporter.

Si vous trouvez que ce discours fait un peu « baroudeur », regardez plutôt les données de Météo France.

 

Saison des pluies

Saison sèche

  Moyenne annuelle
1951-1970

Température moyenne

 27,3 °

24 ° 

 26,2 °

Humidité moyenne

 86 % 

78 %

 83 %

Pour ce qui est des cyclones, nous sommes plutôt épargnés, ils se dirigent plutôt sur Madagascar, sauf exceptions tous les 10 ans.

2.2) Ravitaillement et prix

Cela peut sembler surprenant vu de métropole, mais nous subissons encore des pénuries ! En septembre c’était sur le riz, périodiquement sur l’essence… Il suffit d’un retard de container, ou d’une rumeur de grève pour que les gens commencent à faire des stocks, et épuisent ainsi le produit.

Depuis l’année dernière, les navires de marchandises sont acheminés vers l’île Maurice, où à lieu l’éclatement avec des bateaux plus petits (cela évite au transporteur de repartir à vide, car Mayotte n’exporte presque rien). Il en résulte que le circuit a été rallongé.

En temps normal, nous avons de tout, mais pas à n’importe quel prix. La vie est chère à Mayotte. Les instituteurs mahorais n’auraient pas bloqué l’île pendant trois mois pour réclamer l’indexation des salaires. si ce n’était pas le cas.

Quelques exemples de prix relevés lors de la rédaction de ce livret :

 

 

Produit

Prix

 

 

Beurre Elle et Vire tablette 250g

2.50€

Emmental 500g

12,50€

Camembert,

4.95€

Café (de base) 250g

3,40€

Café (Carte Noire) 250g

6,50€

Confiture Framboise

3,85€

Sirop fraise 1l (casino)

4€

Jambon 4 tranches (casino)

4,75€

1 carton de lessive

15,00

 

2.3) Où habiter ? Trouver un logement

Certains collègues choisissent Mamoudzou, Petite Terre pour leurs commodités (supermarchés, cinéma, école de Musique....) ou la périphérie de Mamoudzou : Tzoundzou, Passamainty, Majikavo, Koungou.

Pour d’autres c’est une hérésie ! Pour rien au monde ils n’habiteraient en dehors du Sud, ou du Nord qui sont « plus authentiques, plus sauvages ».
Dans ce cas, l’approvisionnement est plus difficile (pas insurmontable). Il existe quelques supérettes mais il faut prévoir de faire le plein de temps à autre sur Mamoudzou.

Entre les deux : le centre, Sada, Combani, Kahani…Vous êtes en brousse, mais pas trop loin de Mamoudzou (30 mn ou moins).

Trouver un logement :

C’est depuis cette année le gros point noir pour les collègues nouvellement nommés dans l’île.
Le manque de logements a entraîné une flambée des prix (à Mamoudzou compter 1000 € pour un T4 et entre 700 et 900 € pour une maison de la Sim située en brousse.)

La Société immobilière de Mayotte (Sim) gère des quartiers de petites maisons et des immeubles, dans à peu près toute l’île sauf le Nord
La Sim a longtemps détenu une sorte de monopole pour les locations de logements, mais elle a du mal à suivre le mouvement d’expansion de l’île. Les demandes de logement doivent être faites tôt. L’avantage est que l’on peut « visiter » les quartiers avant sur internet.
Nous avons dénoncé le caractère opaque des commissions d’affectation de logements par la Sim.

En dehors de la Sim, deux possibilités :
a) Vous pouvez obtenir de meilleurs tarifs en louant à des particuliers (ceux qui possèdent des terres font construire de grosses maisons qu’ils louent) mais dans ce cas là il vaut mieux être présent. La location à distance, sans visite préalable peut réserver des surprises.

b) Des appartements dans des résidences proposés par d’autres agences. Ils sont souvent petits et hors de prix. Défiscalisation oblige !

Pour d’autres informations : Voir la rubrique « Les Mutations Intra »

 

2.4) Scolariser ses enfants

Le niveau scolaire des élèves dans le primaire comme dans le secondaire est très faible et venir travailler à Mayotte avec des enfants scolarisables, c'est aussi prendre un risque sur le plan de leur scolarité.

De plus, nous connaissons tous l’attachement des collègues au service public, pourtant… 

L’enseignement primaire publique.

Les petits ont « normalement » cours tous les matins, du lundi au vendredi, de 7h à 12h. Cependant, le manque de locaux oblige de nombreuses écoles publiques à faire des « rotations » : une classe le matin, l’autre l’après-midi.
Nous nous sommes érigés contre ce système. Comment un enfant peut-il apprendre en pleine chaleur ?

Pour les quelques collègues qui voudraient inscrire leurs enfants dans le public. Il vaudrait mieux se renseigner sur l’école en question. A en croire les collègues qui ont des sixièmes, certaines fonctionnent mieux que d’autres. Impossible de dresser une liste, il peut être intéressant de contacter l’instituteur.
Allez voir sur place quand vous aurez le résultat de la mutation.

 

L’enseignement primaire privé.

Devant l’état  lamentable des écoles publiques dans le premier degré, l’immense majorité des collègues scolarise les enfants dans des structures privées ou associatives (gérées par les parents).

Un millier d’élèves sont ainsi scolarisés hors éducation nationale ! Et après on nous répète que tout va bien dans le primaire à Mayotte. Les familles mahoraises qui ont des moyens scolarisent aussi leurs enfants dans ces structures.

Attention il est souvent très difficile de trouver une place dans ces écoles,

Soyez prévoyants.

 

Position du SNES Mayotte :

Nous dénonçons cette situation lamentable d’une école à deux vitesses. Que l’on donne aux écoles publiques les moyens de faire correctement leur travail et tous y inscriront leurs enfants.

 

Liste des écoles privées

 

Mamoudzou et environs

Ecole Maternelle et crèches

AMPE : 02 69 61 16 58

Les petits loups : 02 69 61 17 23 

Ecole primaire :

Ecole Primaire Frimousse    02 69 61 24 98,  rue Voltaire  97600 Mamoudzou  

Ecole les Roussettes   02 69 61 26 21,   rue Sarahangué  97600 Mamoudzou  

Les Flamboyants (Majicavo)  Crèche, Maternelle et primaire 02 69 61 55 17

Petite Terre

Pamandzi (Petite Terre) : Jadessiane : 02 69 61 61 37/ 02 69 60 06 11

Centre

Kara raouki titi (Combani) crèche et maternelle 02 69 62 43 17
Pomme Cannelle (Combani) : école primaire 02 69 62 19 32 www.pomme-cannelle.org

Sud

Bandrélé : Les Makis’Arts : crèche, jardin d’enfants, centre aéré 02 69 62 04 13


 Pour les autres structures renseignez vous sur les conditions d’accueil de vos enfants.

2.5) La sécurité sociale 

En arrivant sur Mayotte, vous devrez impérativement vous affilier à la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM).

Vous devez savoir que les prestations de la CSSM ne sont pas les mêmes que celles des caisses de Métropole.
Certains soins sont peu remboursés, tandis que certaines allocations n’existent tout simplement pas.
Des collègues se sont aperçus trop tard que l’allocation pour enfant handicapé n’était pas versée sur le territoire de Mayotte.
Les mahorais ne bénéficient pas non plus du minimum vieillesse, certains bacocos (vieux en shimaorais) touchent des pensions de 250 € par trimestre.

Renseignez-vous bien si vous êtes dans une situation particulière pour vous ou une personne de votre famille.

 Attention, une fois à Mayotte, votre carte vitale ne pourra plus vous servir  ni à Mayotte ni en métropole, elle n'a pas encore été mise en place et n'est pas prète de l'être...

Jusqu’à cette année, les remboursements fonctionnaient essentiellement avec les feuilles papier. Les professionnels de santé s’informatisent et se conventionnent progressivement. Cependant, il n’est pas possible actuellement d’envoyer directement les feuilles à la MGEN, elles doivent être d’abord traitées par la CSSM. Cela sera peut-être possible à partir de janvier 2008 si la MGEN est autorisée monter une SLI à Mayotte, elle deviendrait alors notre interlocuteur unique, ce qui facilitera les démarches administratives.

 

2.6) La situation sociale à Mayotte 

La pauvreté

L’augmentation régulière du Salaire minimum a permis une amélioration du niveau de vie, mais nous sommes loin des standards métropolitains.
Selon l’Insee la moitié des habitants vit avec moins de 200€ par mois. Vous serez peut-être surpris par les bidonvilles des hauteurs de Cavani ou de Kawéni.

Ainsi, les cambriolages sont assez fréquents à Mayotte. Un collègue sur deux vivant en lotissement y est confronté lors de son séjour. Pour ce qui est des agressions, les statistiques globales ne retranscrivent pas le vécu des collègues : une véritable loi du silence étant imposée aux forces de l’ordre qui ne peuvent rendre compte de l’intégralité des affaires qu’ils traitent.

Le climat social

Comme mentionné plus haut, les instituteurs mahorais ont bloqué l’île pendant trois mois l’année passée pour réclamer l’indexation des salaires. Le niveau élevé des prix de toutes les denrées légitime cette demande.
Les mouvements de grève sont fréquents dans l’île. Il s’agit souvent de revendication statutaires, ou de mouvements localisés dans un village (par exemple pour demander un plateau sportif).

Des barrages s’élèvent alors en travers des routes, et l’île est paralysée. Le ton peut monter sur les barrages, il est vivement conseillé de ne pas les forcer…Dans ces cas là, il vaut mieux rester chez soi (ce qui nous est arrivé pendant une semaine l’an passé).

On ne peut parler du climat social sans évoquer les reconduites à la frontière. A Mayotte, ce sont 13 253 expulsions qui ont été enregistrées, en 2006 ! La mission parlementaire qui s’est rendue dans l’île en 2006 considère que : « Les étrangers clandestins représentent désormais près d'un tiers de la population de Mayotte ». Ils travaillent « au noir » dans le bâtiment, l’agriculture et les travaux domestiques dans des conditions scandaleuses.
Aux côtés du Réseau Education sans frontières de l’île de Mayotte, nous nous battons pour faire respecter le droit à scolarisation de nos élèves quelle que soit leur origine.

 

 


III - Les mutations intra


3.1) Les particularités de l’intra à Mayotte

Vous êtes nommés à l’inter vous devez formuler vos vœux intra.
Tout d’abord , il faut savoir qu’une fois nommé en poste dans l’île, vous ne pourrez effectuer qu’une seule mutation durant votre séjour. Nous nous sommes battus pour obtenir que cette mutation à l’intérieur de Mayotte soit bonifiée afin de  permettre aux collègues « mal servis » d’ améliorer leur mutation en cours de séjour.
Les communes de Mayotte sont très étendues géographiquement, les rapprochements de conjoint sont donc bonifiés sur le vœu « commune », et pas seulement sur le vœu « groupement de commune ».

Avant  d’enregistrer vos vœux, prenez le temps de prendre en compte les informations qui suivent. Elles n’ont pas une valeur absolue, chaque situation relevant d’une appréciation individuelle, mais elles peuvent vous aider lors de vos choix.
En premier lieu n’omettez pas de consulter la liste des postes à complément de service (qui apparaîtra sur le site du vice-rectorat au moment de l’intra), car si vous êtes affectés dans un établissement que vous avez demandé et qui correspond à ce type de vœux , vous ne pourrez plus le refuser ; certains collègues doivent partager leur service sur 3 établissements !

3.2) Vos voeux

Il existe actuellement 18 collèges et 8 lycées (4 pour l’enseignement professionnel, 4 pour l’enseignement général) qui sont implantés un peu partout sur l’île.
Enseigner ou bien habiter dans un de ces endroits ne présente pas  les mêmes avantages.

Il faut impérativement tenir compte des temps de trajet, et non des distances kilométriques !

 

Les régions de Petite Terre et de Mamoudzou et environs sont très citadines et concentrent la quasi-totalité des commerces et des services de l’île. La SIM y est fortement présente. Nous vous conseillons si vous avez des problèmes de santé  ou encore des enfants en très bas âge de demander en priorité ces communes.

Mais les embouteillages, le bruit et les problèmes liés à l’insécurité constituent des inconvénients qu’on ne peut plus ignorer.
Les élèves y ressemblent de plus en plus à ceux de métropole ou de La Réunion, et de nombreux collègues présents depuis un certain temps à Mayotte ont été surpris par des changements de comportements qui ne vont pas toujours dans le bon sens.

Ces communes sont extrêmement difficiles à obtenir car demandées par tous les collègues. Il est rare d’y accéder en début de carrière.

La région Centre (Combani, Tsingoni, Kahani, Coconi…  ) offre un compromis intéressant pour ceux qui veulent profiter en même temps des avantages de la proximité de Mamoudzou  ( 1/2 heure)  et  de la qualité de l’ environnement  des plages et de la végétation tropicale.

Combani se développe rapidement et offres des services commerciaux assez conséquents.
La Sim y dispose d’un important parc immobilier et à partir de cette région les collègues peuvent atteindre la plupart des établissement scolaires (sauf ceux du sud) en une ½ heure .

La région de Sada est aussi au centre, mais les services y sont quasi-inexistants . Quelques commerces permettent de dépanner mais pour le gros des besoins il faudra se rendre à Mamoudzou ( 40 minutes). Les nombreuses plages du Sud et quelques structures touristiques permettent la détente.

Les élèves y sont d’un niveau très correct.

Le Nord  Ouest est réservé aux adeptes de la nature. Les paysages y sont dignes des cartes postales. Habiter dans le nord permet de s’immerger rapidement dans une culture mahoraise authentique. La population y est très accueillante .

Mais il faut savoir que les conditions de vie y sont  « spartiates ». Le nord est éloigné de tout. Il n’y a ni services, ni écoles privés et très peu de commerces. La plus proche station d’essence est à ½ heure de route et Mamoudzou à 1 heure.
Pas de médecins libéraux (quelques dispensaires qui offrent une médecine de « masse ») et les coupures d’eau ou d’électricités n’y sont pas rares.
La Sim n’y est pas implantée ; pour vous loger il vous faudra frapper aux portes. La rentée 2007 à révélé une cruelle pénurie de logements.
Si vous avez des problèmes de santé (physiques ou psychologiques) ou bien encore des enfants en très bas âge il vous faudra prendre en compte cet éloignement.
Les élèves sont désireux d’apprendre et affichent un respect et une reconnaissance qui sont gratifiants, mais ils ont de réelles difficultés scolaires et il n’est pas rare en collège et même en lycée d’enseigner à des élèves qui ne maîtrisent pas la langue française.

Des vœux mal formulés ou des faibles barèmes vous conduiront souvent dans les établissements du Nord de l’île (en extension).

5) Le Sud Pour certains, c’est la plus belle partie de Mayotte, plus authentiques, plus sauvage (avec le Nord Ouest).
Des possibilités de logement à la Sim (Bandrélé, Tsimkoura, Kani Keli) ou chez les particuliers. Le point négatif se situe au niveau du ravitaillement, il faut prévoir de faire le plein régulièrement sur Mamoudzou (même si on peut remarquer que deux supérettes ont ouvert à Bandrélé et Chirongui).
Comptez une heure de trajet pour vous rendre de Kani Keli à Mamoudzou.  

 

Les commissaires paritaires du SNES sont à votre service pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter.

Nous sommes les seuls à pourvoir vous renseigner efficacement.

 


IV - Préparer votre départ


4.1) Votre déménagement

Plusieurs sociétés existent à Mayotte. A l'heure actuelle, nous ne pouvons recommander aucune compagnie en particulier. Certaines sont plus fiables que d'autres mais il n'existe dans ce domaine aucune certitude, car toutes sont tributaires du bateau qui transportera votre déménagement. Or, les contraintes de la navigation maritime ne permettent pas de certifier à 100 % la date d'arrivée d'un navire.
Un conseil : prévoir large pour les dates. II vaut mieux que votre déménagement arrive 15 jours avant plutôt qu'un mois après votre arrivée.
Surtout, faites attention à la manière dont sera assuré votre déménagement et conservez factures et photographies des objets de valeur. Il est vivement conseillé d'apporter un grand soin à la rédaction de votre inventaire carton par carton, car c'est sur cette base que vous pourrez être remboursés.

Vous pouvez aussi louer à une société (CGM, SERNAM...) et expédier vous-même un conteneur. Prenez soin de bien disposer les objets à l'intérieur et prévoyez une mezzanine si vous emportez votre véhicule. Cependant si vous optez pour cette solution vous devrez payer en sus les démarches de dédouanement et de transport jusqu'à votre domicile. Ce qui semble économique au départ ne l'est plus forcément à l'arrivée.
Vous disposez d’un an pour faire venir vos affaires personnelles en franchise, dans les mêmes conditions que lors de votre arrivée dans l’île.
En arrivant à Mayotte. vous pourrez être amené à payer de lourdes taxes sur certains objets (le véhicule par exemple si vous le possédez depuis moins d'un an). Renseignez-vous auprès du service des douanes (tel: 02 69 61 42 22 et fax: 02 69 62 02 07). Ces taxes sont une source de revenu non négligeable pour la collectivité départementale de Mayotte et on ne vous en fera pas grâce.

QU'EMPORTER ?
Pour lutter contre les risques du paludisme qui est en recrudescence à Mayotte il est déconseillé de se ruiner et d'emporter une réserve de Nivaquine, Savarine ou autres produits analogues. En effet ces produits du fait de leur forte toxicité se traduisant par des effets secondaires graves ne peuvent être tolérés par l'organisme que durant quelques mois seulement et ne conviennent donc pas à des résidents permanents. Votre effort dans ce domaine est à porter sur l'équipement de prévention : moustiquaires, produits d'imprégnation des tissus, produits corporels ...
D'un point de vue général on peut désormais pratiquement tout trouver sur I'île.
Le mobilier doit être simple et solide. L'électroménager, matériel HI-FI TV avec le système SECAM K' (adapté outre-mer) et vidéo peuvent être achetés sur place, vous éviterez d'attendre votre réfrigérateur ou machine à laver qui se trouve dans le déménagement. N’emportez pas de matériel de luxe car les vols sont fréquents et les appareils souffrent de l’humidité.
Si vous êtes un adepte de l'informatique, vous pouvez emporter votre ordinateur et son équipement mais attention un onduleur est vraiment indispensable vu le peu de fiabilité de la distribution électrique par l'E.D.M. (Electricité de Mayotte) ainsi que des prises anti-surtension.
Il n’y a pas d’ADSL à Mayotte et il est très difficile de se connecter sur le net en soirée.
Apportez votre propre documentation pédagogique et vos manuels scolaires car vous ne trouverez rien sur place.

 

Emporter la voiture ?
Elle est Indispensable à Mayotte. Quelques collègues nommés ne possédant pas le permis se sont retrouvés dans des situations souvent cauchemardesques (si vous êtes affectés sur deux voire trois établissements, si votre domicile est éloignés de votre lieu de travail... ). Le réseau routier est correct pour un pays tropical. Amateurs de deux roues attention à la saison des pluies, aux nombreux virages, au gravier ou à la boue sur le bord des routes et aux nombreux animaux qui circulent librement. On compte les déplacements en temps et non en kilomètres : une heure en moyenne pour 40 km .
Vu l’état des routes, les véhicules souffrent à Mayotte.
Vous avez la possibilité d'acheter des véhicules d'occasion sur place mais il est conseillé de le faire avant juillet lors du départ des collègues en fin de contrat ; en septembre les véhicules en bon état deviennent rares et très chers .
Le prix du neuf est sensiblement supérieur à la métropole mais si vous comptez le prix du transport et les taxes vous pouvez faire des économies. Comparez les prix.
Si vous décidez d'importer le votre vous devez être propriétaire du véhicule depuis au moins un an (carte grise à votre nom) pour éviter d’être fortement taxé. Evitez d'emporter un véhicule trop sophistiqué car l'entretien et les réparations seront alors facteurs de préoccupations (de nombreuses pièces détachées manquent). Les marques françaises présentent l’avantage de pouvoir trouver plus facilement des pièces détachées.


4.2 - Les démarches

Vérifiez la durée de validité de vos cartes d'identité et passeports, non pas qu'ils soient nécessaires à Mayotte mais il faut savoir qu'ici, les délais pour refaire vos papiers en cas de besoin sont sensiblement augmentés.

Consultez le livret d'accueil du Vice-Rectorat pour les démarches administratives. N'oubliez pas vos vaccinations, contactez la MGEN, et les différents services fiscaux.

N'oubliez pas de prendre tous vos originaux papiers. II faut savoir que les démarches sont très longues et difficiles depuis Mayotte.

Pour les collègues concernés, il est même conseillé de commencer à faire valoir leurs droits à la retraite avant le départ.

Enfin, n'hésitez pas à prendre contact avec le S1 de votre établissement d'affectation pour tous renseignements (voir liste sur notre site).

4.3 - Le décret de 1996

Le transport :
Le Ministère prend en charge 100% du prix du billet pour le fonctionnaire muté à Mayotte et sa famille (les enfants doivent avoir moins de 20 ans et être rattachés fiscalement aux parents). Pour en bénéficier il faut justifier de 2 ans (pas nécessairement consécutifs) d’ancienneté en métropole ou en DOM. Ces frais sont pris en charge par l’Académie d’origine et non pas par Mayotte. Les transports province/Paris sont aussi pris en charges, mais leur remboursement est parfois très long, pensez à conserver vos billets de trains ou d’avions. Le SNES demande que le Ministère prenne en charge les billets de tous les collègues nommés sur l’île, quelle que soit leur ancienneté. Rappelons qu’avec la crise de recrutement de plus en plus de collègues sortant d’IUFM sont nommés à Mayotte ce qui leur coûtera environ un mois de salaire !

L’indemnité de déménagement IFCR :
Elle sera payée à 100% par votre Académie d’origine. Mais quand ???
Dès votre arrêté de mutation, prenez contact avec le bureau concerné car les retards de paiement sont de plus en plus fréquents et peuvent se prolonger sur une année !!! Seule condition, justifier de 2 ans d’ancienneté dans la fonction publique. Seul l’arrêté de mutation est nécessaire pour obtenir l’IFCR, toute autre demande de votre Académie est non avenue (nombreux sont les rectorats qui multiplient les demandes d’information pour ralentir les paiements). Si cette indemnité n’est pas payée avant votre départ, utilisez notre lettre-type en fin de livret.
Là aussi le SNES réclame le paiement d’une IFCR pour tous les collègues nommés sur l’île, sans condition d’ancienneté.
VOUS DEVEZ DEMANDER CETTE INDEMNITE DANS L’ANNEE DE VOTRE AFFECTATION SINON VOUS N’Y AVEZ PLUS DROIT !


L’indemnité d’éloignement I.E. :
Elle correspond à 23 mois de salaire, 50% de cette indemnité doit être payée par votre Rectorat avant votre départ, dès juillet ou août au plus tard (là aussi les retards de paiement se multiplient), n’hésitez pas à en demander le décompte auprès du service payeur car les erreurs sont nombreuses.
A la fin de votre contrat de 2 ans vous recevrez toujours de votre Académie d’origine les 50% restants. Si vous renouvelez votre contrat vous aurez une nouvelle fois droit à cette indemnité. Le contrat n’est renouvelable qu’une seule fois.
Il faut savoir que régulièrement cette prime est menacée de fiscalisation. Chaque année nous devons nous mobiliser pour faire échouer ce projet, ,  l’extension des pouvoirs fiscaux au conseil général pour 2007 n’augure rien de bon.

Le SNES a lancé en 2000-2001 une grande action pour la revalorisation de nos conditions de séjour : le congé administratif, le remboursement des loyers réels (le vice -rectorat rembourse en effet une partie des loyers), les conditions du billet inter-séjour (auquel vous avez droit vous et votre famille entre les deux contrats) et le paiement dans les délais des différentes indemnités.


Depuis 1996 nos conditions de séjour n'ont cessé d’être remise en question :
1996 : Suppression du congé administratif d’un an pour 2 séjours : il est abaissé à 2 mois.
1997 : Taxe de 2% pour la CPS (Caisse de Prévoyance Sociale) sur les salaires et l’I.E. C’est seulement depuis cette année que nous avons obtenu de siéger au conseil d’administration de cet organisme comme les textes nous y autorisent.
1998 : Les remboursements de loyers qui nous sont accordés sont maintenant imposables. Et la prise en charge du déménagement intermédiaire en cas de mutation interne est supprimée.
1999 : Lors du congé inter-séjour, la prise en charge du billet Paris/Province est supprimée mais le billet des nouveaux arrivants est pris en charge à 100%.
2000 : Obligation pour le conjoint et la famille du fonctionnaire de voyager en même temps pour le billet inter-séjour comme pour le départ définitif.
2001 : Quasi-suppression du congé administratif par une simple lettre au vice-recteur.
2002 : Malgré les procédures administratives gagnées par des collègues, le Vice-Rectorat refuse toujours de nous accorder le cumul du congé annuel et du congé administratif stipulé par les textes.
2006 :nous avons empêché le vice-recteur de supprimer d’une façon déguisée le congé administratif en obligeant les collègues à partir avant le 8 juillet.
Cette politique de régression est générale en outremer. Ainsi l’indemnité d’éloignement a été supprimée vers la plupart des DOM. Cette année on peut assister à la disparition programmée des postes d’expatriés à l’AEFE.

Sachez que seule la forte mobilisation des collègues de Mayotte depuis 1998 a permis de limiter l’érosion de nos conditions de séjour.

 

Venir à Mayotte c’est devoir se battre chaque année

pour que l’Etat respecte ses engagements.

 

Le congé administratif : un point essentiel de nos revendications.
En 1996, avec le nouveau décret, le congé administratif est passé de 1 an (pour deux séjours) à 2 mois. Or depuis cette date la mise en œuvre de ce congé pose problème car l’Administration tente d’en réduire l’application en profitant de l’ambiguïté de certaines formules.
Dans l’article 4 il est dit que les enseignants ont droit à un congé administratif de 2 mois " en plus du congé annuel de droit commun ", donc après les grandes vacances. Mais l’articles 5 affirme que les enseignants " sont réputés satisfaire à la condition de durée de service ouvrant droit au congé administratif... dés le premier jour des vacances scolaires ou universitaires de la dernière année de la période ouvrant droit à ce congé. "
L’Administration avait d’abord appliqué ce décret en faisant débuter le congé administratif à la date du départ de Mayotte et non au début des vacances scolaires. Mais en 2001 par lettre du 8 décembre 2000, le Ministère informe le Vice-Recteur que ce congé doit débuter dès le premier jour des vacances. Donc si on calcule bien, en 2001, le premier jour de ces vacances est le 14 juillet ; le congé administratif se termine le 13 septembre ; en réalité il se limitera à une semaine.
Pour le SNES cette interprétation est inacceptable car elle revient à supprimer la presque totalité du congé administratif alors qu’il est prévu dans le décret et qu’il est largement justifié par les difficultés de réinstallation en métropole ou ailleurs mais surtout (et le Vice-Recteur l’a officialisé) : le MEN ne reconnaît pas notre droit aux congés annuels .

 

17 ACADEMIES  N’ONT PAS VERSE EN TEMPS VOULU  LES I.E.  ET I.F.C.R. DU JAMAIS VU !
L’ETAT NE RESPECTE PLUS SES ENGAGEMENTS, LE VICE-RECTORAT  LE CONSTATE SANS PRENDRE DE MESURE.   CE FAIT SEMBLE DESORMAIS  BANAL.
VENIR A MAYOTTE SUPPOSE QUE VOUS N’AUREZ  PAS  VOS INDEMNITES SANS VOUS BATTRE, ET  DEPOSER UNE REQUÊTE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF, C’EST UN VERITABLE SCANDALE !


Des réintégrations problématiques
Sachez que vous perdrez toute ancienneté de poste en venant à Mayotte. Vous pourrez être réintégré sans problème dans votre académie d’origine. Mais au Mouvement Intra, les 1000 points gracieusement accordés par l’administration ne sont valables que sur le vœu tout postes dans le département d’origine. Pour tout autre vœu, l’ancienneté qui sera prise en compte sera : 10 points par année de présence à Mayotte (maximum 40 + 25  en 2005). En clair cela veut dire que votre vœu étant examiné après tous les autres, vous aurez toutes les chances d’obtenir un poste de … TZR à votre retour et ceci quelle que soit votre ancienneté dans la profession.
Depuis plusieurs année le SNES demande une bonification pour ces points d’ancienneté.

 

CONSEILS IMPORTANTS :

Avant votre départ de métropole assurez vous que vous avez bien demandé votre certificat de cessation de paiement à votre rectorat d’origine.
Lorsque vous déposez vos demandes d’IE (indemnité d’éloignement) et d’IFCR (indemnité de déménagement) conservez un double  que vous aurez fait visé et daté par l’administration.
D’une façon générale  conservez toujours  une preuve (reçu de l’administration, accusé de réception)  de vos dépôts et autres démarches afin de pouvoir défendre vos droits en cas de litige ou de retard.
Le tribunal administratif ne vous donnera raison que si vous présentez ces documents.
Sachez que de nombreux collègues se retrouvent dans une situation financière désespérée en arrivant à Mayotte, parce qu’il ne sont pas payés durant quelques mois (le certificat de cessation de paiement n’est pas parvenu au vice-rectorat de Mayotte) ou/et parce que leurs IE et IFCR ne seront pas versées avant des mois ( mars , avril de l’année suivante dans certains cas).
Enfin dès votre arrivée si vous constatez des difficultés pour recevoir les indemnités qui sont dues contactez le SNES MAYOTTE qui vous DEFENDRA .


4.4 - L’installation

ATTENTION AUX FRAIS D'INSTALLATION
Prévoyez une somme d'argent conséquente pour couvrir vos premiers frais (4 mois de loyer pour la SIM ! frais d'hôtel, assurance, automobile, mobilier...).

Attention, le versement de la première partie de l'IE et de IFCR tardent et les avances sur salaire (qu’il faudra de toute façon rembourser dans les 6 mois)donnent souvent une fausse impression de richesse.

Ne vous croyez pas à l'abri des problèmes d'installation au prétexte que vous avez tout organisé et planifié pour votre arrivée.

Comparons les rémunérations des fonctionnaires d'Etat détachés
dans les TOM et les Collectivités Territoriales

 

Durée du séjour

Indexation

Indemnité d'Eloignement
(par contrat de deux ans)

TOTAL
2 ans
(salaires + indemnités)

TOTAL
4 ans
(salaires + indemnités)

Indemnité
de résidence

Fis-
calité

Congés administratifs

MAYOTTE
(Collectivité territoriale)

2 années scolaires
(renouvelable)

néant

23 mois

47 mois

94 mois

0%

IR +10 à 30%

2 mois presque entièrement
confondus
avec les vacances scolaires

WALLIS et FUTUNA
(TOM)

2 années scolaires
(renouvelable)

2,05

18 mois brut

67,2 mois

134,4 mois

3% indexée

néant

Idem (2 mois confondus)

Nouvelle CALEDONIE
(TOM)

2 années scolaires
(renouvelable)

1,73 à 1,94

14 mois

de 55,52 à 60,56 mois

de 111,04 à 121,12 mois

3% indexée

IR -20 à 30%

Idem (2 mois confondus)

POLYNESIE
(TOM)

2 années scolaires
(renouvelable)

1,85 à 2,06

10 mois brut

de 54,4 à 59,44 mois

de 108,8à 118,88 mois

3% indexée

néant

Idem (2 mois confondus)

St PIERRE et MIQUELON
Collectivité Territoriale)

illimitée

1,85

12 mois/2ans

56,4 mois

112,8mois

0%

-50 à - 70%

Idem (2 mois confondus)

Nota Bene : le tableau ci-contre ne fait pas mention des remboursements de loyer, très faibles à Mayotte car le loyer plafond est resté fixé depuis 1995 à 3000 francs, sans commune mesure avec le loyer réel.
Les chiffres ci-dessus montrent clairement que les collègues nommés à Mayotte, loin d'être des privilégiés, sont au contraire les fonctionnaires les plus mal rémunérés des TOM !

 

Votre arrivée à Mayotte

 

L’accueil des nouveaux arrivants par le Vice-Rectorat, quand il existe, se réduit au minimum. En plus des démarches usuelles d'installation, vous pouvez contacter une des quatre banques de l'île : Crédit Agricole, Banque de La Réunion, BRED et BFCOI ou garder votre banque en métropole. Si les chéquiers peuvent mettre parfois beaucoup de temps à vous parvenir on trouve de plus en plus de distributeurs de billets.
N'oubliez pas de vous syndiquer au SNES, car vous rencontrerez de toute évidence des difficultés lors de votre arrivée (paiement des salaires, des indemnités, remise en cause de nos statuts et de nos conditions de séjour...).

Contactez le S1 de votre établissement qui vous guidera dans vos démarches et vous renseignera sur vos conditions de travail ou de séjour.
Avec 400 adhérents cette année et plus des 2/3 des voix lors des élections paritaires locales (sur une liste commune avec le SNEP et le SNUEP), le SNES-Mayotte est reconnu par l'immense majorité des collègues comme le syndicat le plus représentatif et le plus combatif de I'île !

 

Le SNES-Mayotte vous souhaite une installation dans les meilleures
conditions et se tient à votre disposition pour toute information complémentaire.

 


V - Annexes


5.1 - Histoire et population de Mayotte,

Mayotte, île volcanique formée il y a 8 millions d'années, est la plus âgée des quatre îles de l'archipel des Comores. Modelé par l'érosion, son relief est peu élevé tandis que ses côtes sont très découpées avec de nombreuses baies et îlots. Une barrière de corail l'enserre pour constituer un des plus vastes lagons du monde. Le climat tropical, la végétation et la faune traduisent l'influence de l'Afrique et de Madagascar.
La population de l'île, de peuplement récent, est le fruit de nombreuses migrations. Dès les VIIe­ et VIIIe siècles, des populations africaines bantoues et malaisiennes austronésiennes s'y établissent. Elles sont suivies au  IXe siècle par des navigateurs issus du Moyen Orient qui introduisent l'Islam. Mayotte est alors un lieu de production métallurgique où se rencontrent de nombreuses cultures de l'océan Indien. Avec le déclin de la présence malgache aux XIIe-XIIIe siècles, l'île entre sous l'influence de la côte africaine swahilie. Elle est réputée au XVIe siècle pour l'exportation d'esclaves vers le monde musulman. À cette époque, Mayotte est gouvernée par des sultans originaires de la côte africaine swahilie : les shiraziens. Pendant cette période de prospérité, des cités se développent sur sa côte occidentale. En raison des récifs qui l'entourent, peu de navires européens y relâchent entre le XVIe et le XVIIIe siècles, mais, ceux-ci nous livrent d'intéressantes descriptions.
Les guerres et troubles du XVIIIe siècle amorcent un important déclin démographique : la population, supérieure à 15 000 habitants au XVIIe siècle s'effondre à 3 000 au premier quart du XIXe siècle. Dans le jeu d'influence des puissances occidentales dans l'océan Indien, Mayotte intéresse particulièrement la France qui l'acquiert au près de son dernier sultan, le sakalava Andriantsouli en 1841.
L'île, à l'écart des routes maritimes, ne devient pas un port de guerre ou de commerce. L'administration coloniale  encourage l'installation de planteurs qui entre 1850 et 1900  cultivent la canne à sucre. Ces activités périclitant, elles sont remplacées par la culture de la vanille et l'introduction de l’ylang au début du siècle dernier. Mayotte et les autres îles des Comores, auxquelles le protectorat a été étendu en 1890 entrent sous l'administration du gouvernorat général de Madagascar avant la première guerre mondiale. En 1945, l'archipel des Comores obtient le statut de collectivité d'outremer. Le déplacement de la capitale de la collectivité de Dzaoudzi à Moroni marque le début du ressentiment mahorais face aux comoriens (et non face à la France, responsable de la faiblesse du budget alloué à la collectivité). Celui-ci atteint son paroxysme à l'occasion de l'indépendance des Comores, lorsque les Mahorais décident de rester français.
Plusieurs consultations ont par la suite confirmé cette volonté des Mahorais de rester français pour ne pas être comorien. Dès lors le statut de l'île s'oriente vers la départementalisation, avec en parallèle une hausse des dépenses de l'état pour améliorer le niveau de vie de sa population, situé parmi les plus faibles d'outremer.
Mayotte compte en 2007, 200 000 habitants, dont un tiers est d'origine comorienne (principalement de l'île voisine d'Anjouan). L'île a vu en quelques années s'installer la modernité avec ses avantages et ses inconvénients. Si beaucoup d'espoirs sont placés dans le tourisme et l'aquaculture, l'île reste économiquement très dépendante de la métropole. De nombreux Mahorais vivent expatriés à la Réunion ou en Métropole.


5.2 - Bureau Académique du SNES,

Jean-Luc Garcia : Secrétaire académique, chargé de la coordination générale.
jeanluc_garcia@hotmail.com

Vincent Dufau : Co-secrétaire académique, adjoint à la coordination générale et responsable du secteur emploi des agrégés, chargé de publication.
vsdufau@wanadoo.fr

Laurent Bayly : Trésorier académique, chargé des affaires juridiques et financières et de la syndicalisation.
laurent.bayly@wanadoo.fr

Martine Zoulikian : Secrétaire adjointe, chargée des retraites et de la coordination de la FSU.+ intersyndicale
martinezoulikian@hotmail.fr

Bruno Bina : Secrétaire adjoint, chargé du secteur emploi, carrière des certifiés, webmaster.
binabruso@yahoo.fr

Alain Derupti : Trésorier adjoint, chargé des contractuels, adjoint aux affaires juridiques
alain.derupti@wanadoo.fr


5.3 - Liste des S1,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


5.4 - Bulletin d’adhésion: téléchargez le ici