>Suite à la grève et manifestation du 29 septembre<
par
popularité : 77%

Plus de 300 personnes ont défilé dans les rues de Mamoudzou mardi 29 septembre, parmi lesquelles de nombreux personnels de l’Éducation nationale et une centaine de lycéen·nes du lycée Bamana notamment. Une mobilisation importante pour rappeler l’urgence salariale, la dégradation des conditions de travail et l’exigence d’une véritable égalité des droits à Mayotte.
Communiqué en bas de page.
Plus de 300 personnes dans les rues de Mamoudzou
La mobilisation du mardi 29 septembre a rassemblé plus de 300 manifestant·es dans les rues de Mamoudzou.
Les personnels de l’Éducation nationale étaient fortement représentés et la présence d’une centaine de lycéen·nes du lycée Bamana est venue donner une force particulière au cortège.
Cette mobilisation rappelle une réalité que les personnels connaissent quotidiennement : les difficultés que traverse l’Éducation nationale à Mayotte ne sont ni nouvelles ni ponctuelles.
Sureffectifs, manque d’enseignant·es, pénurie de personnels de vie scolaire et d’infirmier·ères, conditions de travail dégradées : depuis des années, le SNES et la FSU alertent sur une situation qui ne peut plus être considérée comme normale.
Les salaires au cœur de la mobilisation
La question salariale était également au centre des revendications.
À Mayotte, la cherté de la vie, les conditions de vie particulièrement difficiles et le manque d’attractivité du territoire pèsent directement sur les personnels.
L’intersyndicale demande donc l’ouverture immédiate de négociations sur l’augmentation du taux d’indexation des salaires.
Elle revendique également l’application de l’article 2 de la loi du 30 juin 1950, qui prévoit l’uniformité du taux d’indexation des rémunérations sur un même territoire.
Ces revendications salariales prennent d’autant plus de sens dans un contexte où de nombreux collègues constatent chaque mois, sur leur fiche de paie, les conséquences du gel du point d’indice et du décrochage des rémunérations.
Toujours aucune réponse à la hauteur
À l’issue de la manifestation, la rencontre avec la directrice de cabinet de la préfecture n’a débouché sur aucune avancée concrète.
Pourtant, les difficultés sont connues et documentées depuis longtemps.
Le manque d’attractivité de Mayotte ne pourra être résolu sans amélioration substantielle des rémunérations, des conditions de travail et des conditions de vie des personnels.
Dans les établissements, les conséquences sont déjà visibles : difficultés de recrutement, postes non pourvus, services sous tension et personnels épuisés. La situation au lycée du Nord le reflète bien.
L’égalité des droits ne peut pas attendre
La mobilisation portait également une revendication fondamentale : l’égalité réelle des droits.
Les calendriers actuellement envisagés restent extrêmement éloignés de cette exigence : 2031 pour l’alignement de certaines aides et allocations, et un horizon allant jusqu’à 2080 concernant les retraites !
Pour la FSU, l’égalité ne peut pas rester une promesse repoussée de plusieurs décennies.
Mayotte appartient pleinement à la République : ses habitantes et habitants comme ses agents publics doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits.
Après le 29 septembre, poursuivre la mobilisation
La journée du 29 septembre a montré que les personnels restent mobilisés et que ces revendications sont largement partagées.
Face à l’absence de réponses satisfaisantes, le SNES-FSU continuera de porter les revendications des personnels : revalorisation des salaires, amélioration des conditions de travail, renforcement des services publics, attractivité du territoire et égalité des droits.
Cette mobilisation constitue une étape.
À nous maintenant de construire collectivement la suite.
Communiqué :


