>CR audience du 28/10/26 avec la rectrice<

vendredi 30 octobre 2026
par  Snes Mayotte
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À la suite des mobilisations lycéennes de septembre, les organisations syndicales ont été reçues par la rectrice. La FSU a rappelé l’urgence d’agir sur le bâti scolaire, les moyens humains, les effectifs par classe et les possibilités de poursuite d’études à Mayotte.


Présent.es : Rectrice, IA-DAASEN, FSU, CFDT, CGT, FO.

Bâti scolaire : des besoins toujours considérables

À la suite des mobilisations des lycéen·nes du mois de septembre, un Conseil académique de la vie lycéenne et collégienne s’est réuni.

Parmi les priorités remontées par les élèves figure en premier lieu la question du bâti scolaire, et notamment le manque de sanitaires, avant même le manque de salles.

Le rectorat a annoncé la mise en place d’un plan académique sanitaire. Au lycée du Nord, une douzaine de blocs provisoires doivent notamment être installés.

Mais la question ne peut pas se limiter aux seules constructions nouvelles. La FSU a rappelé la nécessité de rénover les établissements existants, dont certains accueillent des élèves depuis plus de vingt ans.

Plus de 2 000 élèves supplémentaires attendus

Le rectorat estime à plus de 2 000 l’augmentation des effectifs prévue pour l’année prochaine, aussi bien dans le premier degré qu’au collège.

Cette hausse démographique impose des investissements importants et durables.

Concernant les annonces gouvernementales sur les financements accordés aux collectivités locales, le rectorat a rappelé que Mayotte se trouve dans une situation particulière, puisque la gestion des établissements du second degré relève directement du rectorat. À ce stade, il reste donc à déterminer si des financements supplémentaires seront effectivement accordés au territoire.

Des créations de postes, mais des besoins qui restent immenses

Le rectorat a rappelé la création de plus de 1 700 postes, ainsi que le maintien de postes qui devaient être supprimés à l’échelle nationale.

Pour la FSU, la baisse démographique nationale ne peut toutefois servir de justification à une réduction mécanique des moyens. Cette logique découle d’une vision politique, en effet, depuis 20 ans, le nombre d’élèves dans le second degré a augmenté et le nombre d’enseignants a baissé...

Au contraire ! Elle peut être l’occasion de réduire les effectifs par classe et d’améliorer le taux d’encadrement.

La FSU a également insisté sur un point essentiel : un service public d’éducation efficace ne repose pas uniquement sur le nombre d’enseignant·es. Les besoins concernent l’ensemble des personnels : administratifs, AED, AESH et toutes les autres catégories d’agents indispensables au fonctionnement des établissements.

Effectifs par classe : vigilance sur le plafonnement à 28 en seconde

À ce stade, le rectorat ne sait pas encore combien de lycées de Mayotte seront concernés par le plafonnement à 28 élèves par classe en seconde.

La FSU a alerté sur un risque évident : cette mesure ne doit pas conduire à augmenter mécaniquement les effectifs en Première et en Terminale.

Cela suppose une dotation horaire suffisante dès la préparation de la rentrée prochaine.

La FSU rappelle par ailleurs sa revendication d’un maximum de 25 élèves par classe au lycée.

Enseignement supérieur : davantage de places nécessaires à Mayotte

Le rectorat souhaite également renforcer l’offre de formation dans le supérieur.

Il espère obtenir une partie des nouvelles places de BTS annoncées au niveau national et vise, à terme, 3 000 places dans l’enseignement supérieur sur le territoire.

Cette augmentation est indispensable pour offrir davantage de perspectives aux bachelier·ères mahorais·es et limiter les départs contraints hors du territoire.

Reste également une difficulté majeure : celle des jeunes qui quittent le lycée sans avoir pu régulariser leur situation administrative et se retrouvent, de fait, dans l’impossibilité de poursuivre leurs études dans le supérieur.

La FSU restera vigilante

Cette audience a permis de mettre sur la table plusieurs enjeux majeurs pour la prochaine rentrée.

Mais les annonces devront désormais se traduire par des moyens concrets  : rénovation et construction des établissements, créations de postes dans toutes les catégories de personnels, baisse réelle des effectifs par classe et développement de l’offre de formation post-bac.

La FSU continuera à porter ces revendications auprès du rectorat et à défendre un service public d’éducation à la hauteur des besoins du territoire.


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